L’ÉDITION 2019 – « La Sagesse des sables »

Nomades du monde sur les traces d'Antoine de Saint-Exupéry

M’Hamid El Ghizlane, Zagora, Sud du Maroc
Les 1er, 2 et 3 novembre 2019

La dixième édition du Festival Taragalte marque un tournant crucial dans la construction thématique et l’exploration des voies de rapprochement entre les peuples, en poursuivant le travail d’immersion initié à travers l’œuvre et la vie d’Antoine de Saint-Exupéry pour la précédente édition. Le titre choisi « La Sagesse des sables » renvoie à cette paix intérieure qu’insuffle le désert, un état longuement souligné par Saint-Exupéry dans ses écrits.

« Antoine de Saint-Exupéry était un penseur dont on aurait bien besoin aujourd'hui. C'était un grand humaniste, qui faisait preuve d'ouverture d'esprit. Il disait que le fait de connaître les gens, d'aller à leur rencontre, était déjà une manière d'apporter des solutions aux problèmes. Il avait également une vraie conscience de la nécessité de préserver la Terre. »

C’est dans cette approche humaniste, que nous décidons d’aller plus en profondeur dans la thématique exploitée pour la neuvième édition, qui honorait l’auteur du Petit Prince, en dédiant la dixième édition aux : Nomades du Monde sur les Traces de Saint-Exupéry.

Pour ce faire, le fil d’Ariane sera le parcours initiatique de l’homme, l’écrivain et l’aviateur à travers le monde, ses rencontres, ses influences qui lui offrirent les inspirations essentielles pour consolider l’œuvre humaniste qu’il a tissé durant sa vie.

On ne peut parler des nomades du monde sans évoquer le point d’entrée du nomadisme incarné par les peuples du désert marocain qui inspirèrent profondément l’auteur.

Au-delà du désert, il y a une amitié très intense avec le Maroc. En effet, en 1921, Antoine de Saint-Exupéry venait pour la première fois au Maroc pour y faire son service militaire dans un régiment d'aviation à Casablanca et Rabat. Il rentre dans la Compagnie Latécoère (future Aéropostale) en 1926 puis sera affecté à Cap Juby (Tarfaya) en 1927 où il reste un an et demi. Après son séjour en Amérique du Sud, il revient vivre à Casablanca quelques temps au début des années 1930 accompagné de son épouse.

En 1936, il revient à nouveau pour le tournage du film "Courrier sud" à Magador (Essaouira), adapté de son livre et réalisé par Pierre Billon. On voit bien là le lien indéfectible qui le lit au Maroc, ce pays qui a gravé son âme et son esprit. Le Maroc est aussi le reflet de son lien rare avec le désert. Ce dernier a nourri l’imaginaire de l’auteur, un imaginaire très proche de la réalité et non pas fantasmé.

Artistes

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